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Comment apparaît la maladie d'Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurologique qui touche majoritairement les personnes âgées. Elle a été découverte en 1906 par le médecin psychiatre Aloïs Alzheimer qui lui a donné son nom. 


Comment apparaît la maladie d'Alzheimer ?


Comment se manifeste la maladie d’Alzheimer ?

Cette affection se traduit par une atrophie du cerveau du patient, notamment du cortex qui est une masse de matière grise qui recouvre les zones responsables des fonctions cognitives tels que le langage, la mémoire, la notion de temps ou encore le jugement. Concrètement, les neurones, les cellules essentielles au bon fonctionnement neurologique se mettent à mourir rapidement et à ne sont pas remplacées ce qui induit une perte de capacité cérébrale et une disparition de certaines facultés mémorielles ou comportementales. Malheureusement, cela entraine une perte d’autonomie énorme pour le patient et peut conduire à son isolement.

 

Les personnes atteintes au stade le plus avancé peuvent décéder d’une pneumonie suite à la présence de corps étrangers dans les poumons, conséquence d’une difficulté à avaler dû aux dégradations des capacités moteurs.

 

Il n’existe pour l’instant aucune solution pour soigner la maladie d’Alzheimer, mais si elle est observée suffisamment tôt, il existe des traitements pour ralentir sa progression. 



Quels sont les facteurs d’apparition de la maladie ?

Cette pathologie n’a pas de cause connue, même si certains facteurs augmentent le risque d’être atteint, dont le principal qui est le vieillissement. D’autres facteurs sont soupçonnés d’être en lien avec le déclenchement des premiers symptômes, comme l’environnement, les habitudes alimentaires ou la consommation de drogues mais rien d’officiellement démontré.

 

La maladie d’Alzheimer n’est majoritairement pas une maladie héréditaire, seul un faible pourcentage des patients touchés possèdent un gène défectueux qui semble être déclencheur de l’apparition de cette affection.

 

De même, si l’âge joue un très grand rôle dans l’émergence de ce syndrome, il est tout à fait possible d’être atteint avant 65 ans, qui est l’âge où le nombre de cas dépasse les 1%. C’est ce que l’on appelle la maladie d'Alzheimer à début précoce, et représente environ 6% des personnes atteintes. Par exemple, les premiers cas du docteur Alzheimer avaient une cinquantaine d’années lors des premiers diagnostiques de démence présénile. Dans 10% de ces cas, la maladie serait une forme héréditaire rare.

 

Il s’agit d’une maladie qui accélère le vieillissement naturel des neurones, et non cette disparition en tant que tel. En effet, les humains perdent chaque jour des neurones qui ne seront jamais renouvelées passé la vingtaine d’années. Selon certaines études, si l’on vivait encore beaucoup plus vieux, toute la population serait atteinte de cette dégénération en fin de vie. Cela touche majoritairement les femmes, dans la mesure où elles ont une espérance de vie plus longue que les hommes.


Comment détecter les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer ? 

Généralement, la personne touchée n’est pas consciente de l’apparition des premiers symptômes, il s’agit donc souvent des proches qui constatent cette dégradation. Il est donc important de bien savoir reconnaitre les signes avant-coureurs. Avant de consulter, il est possible d’observer la combinaison ou la répétition d’un ou de plusieurs signes suivants : 


Une soudaine perte de motivation 

Bien qu’il soit possible que ce signe n’ait rien à voir avec le déclenchement de la maladie, la perte de motivation pour toute activité, même celles qui pouvaient être une passion pour l’individu, a été constatée chez les personnes atteintes. 


Les trous de mémoire 

Les troubles de la mémoire est l’un des symptômes les plus évocateurs de la maladie d’Alzheimer. S’il arrive à tout le monde d’oublier un évènement passé, la personne atteinte va majoritairement oublier les actions les plus récentes, tout en gardant une excellente mémoire à long terme. La répétition de ce genre d’oubli est un des premiers signes de la maladie.


Difficultés à s’exprimer

La maladie d’Alzheimer affecte aussi le langage et une personne souffrante peut éprouver des difficultés à trouver des mots ou des phrases pourtant simples, ou va les remplacer par d’autres sans qu’il y ait forcément un sens logique entre les deux.


Une perte d’autonomie au quotidien

Si les proches constatent une difficulté à réaliser les tâches du quotidien, comme de préparer un repas, se laver, faire le ménage ou encore gérer ses médicaments, il est probable que la personne soit touchée par la pathologie. On parle bien sûr ici d’une difficulté mentale et non pas de problèmes physiques.


Une perte de repères spatio-temporels 

Le malade peut commencer à confondre les jours ou les évènements, ou bien se perdre dans des lieux qu’il a pourtant l’habitude de fréquenter. Il s’agit d’une conséquence directe des pertes de mémoire à court terme.


Un rangement d’objets insolite

L’une des manifestations de cette pathologie est le rangement parfois étrange d’objets souvent importants pour le souffrant, qui par le truchement d’une logique d’association, décide que ces objets sont à leurs places. Malheureusement, il est rare qu’il les retrouve. 


Une logique de raisonnement défaillante

Un des signes les plus connus de la maladie d’Alzheimer est une dégradation des capacités de raisonnement et qui entraine le besoin d’aide pour réaliser des tâches simples comme d’appeler quelqu’un au téléphone, gérer ses comptes ou encore fermer la porte à clé. C’est aussi l’une des raisons pour laquelle une aide constante des proches est nécessaire pour la personne malade.


Un jugement parfois saugrenu

Le malade peut se retrouver dans l’incapacité d’évaluer correctement les situations comme de s’habiller correctement pour la saison, ou un achat déraisonné ou extravaguant d’aliments pour la réalisation d’un repas. Les proches se doivent d’être particulièrement attentifs, car la personne est alors très fragile et peut se retrouver dans des situations où l’on chercherait à profiter de son état.


Un comportement lunatique 

Il est souvent constaté l’apparition de changement dans le comportement des patients, notamment une tendance à la dépression, ou bien des crises d’anxiété. Il est aussi possible que les personnes deviennent plus colériques ou se renferment plus sur elles-mêmes. Dans les cas les plus extrêmes, on peut noter un changement total de personnalité.


Pourquoi et comment se faire dépister ? 

On pourrait penser qu’il n’y a pas à se presser pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer mais il s’agit d’une pensée on ne peut plus fausse qui peut se révéler dangereuse. En effet, outre la possibilité de mettre en place un suivi et une prise en charge adaptée avant une perte partielle ou totale d’autonomie, elle permet aussi de pouvoir administrer un traitement pouvant diminuer la progression des lésions cérébrales. En cas de doute, il ne faut surtout pas hésiter à en parler au médecin généraliste suivant la personne.

 

Il n’existe à l’heure actuelle aucun test rapide à effectuer pour dépister les éventuelles traces d’apparition de la maladie. Il est nécessaire de tester toutes les capacités cognitives de l’individu afin de déterminer la présence ou non de l’affection.

Voici les différentes étapes pour réaliser un diagnostic :


Examen clinique par le médecin généraliste 

Dès l’apparition des premiers symptômes, il est essentiel d’aller voir le médecin généraliste qui effectuera un examen clinique ainsi qu’une batterie de tests simples, suivie potentiellement d’examens complémentaires. Selon la gravité des signes, il orientera le patient vers un spécialiste, comme un neurologue, ou proposera la mise en place de mesure de prévention ainsi que d’un suivi personnalisé.


Orientation vers un spécialiste en neurologie ou gériatrie 

Suite à l’étape 1, le patient a donc rendez-vous avec son médecin spécialiste de la mémoire ou du moins, doit effectuer une consultation mémoire. Ces dernières peuvent se faire chez un spécialiste en gériatrie ou en neurologie, mais certains hôpitaux dispensent ces prestations. Il s’agit ici d’examens complémentaires à ceux réalisés par le médecin généraliste, qui vont ici cibler les fonctions cognitives de la personne atteinte, notamment dans le domaine de la mémoire et de la compréhension. L’on retrouve parmi ces examens :

-         Un bilan neuro-psychologique, qui permet d’évaluer en profondeur la mémoire du sujet, son langage, ses facultés de raisonnement,

-         Un examen par scanner ou IRM, pour vérifier que le patient ne présente pas de tumeurs ou d’obstruction dans certaines zones du cerveau,

-         Des prélèvements sanguins, pour écarter le diagnostic d’autre maladies, notamment du système nerveux,

-         Une ponction lombaire, qui peut permettre de valider le diagnostic chez les patients qui présentent des symptômes inhabituels ou qui ont développé la maladie à un jeune âge.


La prise en charge du patient après validation du diagnostic 

Une fois que l’ensemble des tests ont permis de valider le diagnostic, les professionnels de santé envisagent, avec le patient, un parcours de soin et l’informent sur les traitements existants, l’état de la recherche médicale et les dispositifs de santé adaptés à sa situation. Pour les personnes âgées, le recours à préconisé. 


À quel âge commence Alzheimer ? 

Si l’âge moyen pour contracter la maladie d’Alzheimer est situé à 73 ans, il existe des cas peu nombreux dans lesquels les symptômes peuvent apparaitre avant 65 ans. En effet, certains sujets vont développer la maladie à l’âge adulte, dès 30 ans.

 

Lorsque cette pathologie se signale de manière précoce, elle va impacter le quotidien du patient dans son travail, sa vie de famille, ses finances, encore plus durement que lorsqu’elle se déclare chez les seniors, car elle risquera de passer inaperçue pendant plus de temps, en raison d’errances dans le diagnostic. Chez les plus jeunes, on parle d’une forme de maladie à évolution rapide.

 

Ce déclenchement avant 65 ans concerne environ 6% des malades d’Alzheimer. Que cette maladie frappe le troisième âge ou des sujets plus jeunes, les causes peuvent être génétiques, mais la plupart du temps, dans la forme courante de la pathologie (que l’on appelle “Alzheimer sporadique”), son origine n’est pas connue.

 

Un traitement médicamenteux pour ralentir la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie est prescrit ; en outre, les patients atteints d’Alzheimer nécessitent une attention accrue au quotidien, ce qui peut être apporté par une aide de vie à domicile qui va :

-         Stimuler les fonctions cognitives du patient chaque jour, lui apporter de l’attention et de l’affection,

-         Apporter les soins prescrits par exemple en matière de kinésithérapie,

-         Accompagner et conseiller le malade et ses proches,

-         Compenser la perte d’indépendance croissante du malade, tant qu’il peut rester à domicile.

 

Lorsque demeurer chez soi n’est plus possible pour les malades d’Alzheimer à un stade avancé de la pathologie, il convient d’envisager un placement en établissement spécialisé, en Ehpad ou dans une structure dédiée aux malades d’Alzheimer.


La maladie d'Alzheimer est-t-elle une maladie mortelle ? 

L’espérance de vie d’une personne malade d’Alzheimer est variable. A compter du moment où le diagnostic est validé, en moyenne, l’espérance de vie s’élève en moyenne à 10 ans, mais dépend de l’âge de la personne et de son environnement.

 

La maladie d’Alzheimer n’entraine pas directement le décès du patient. En tant que pathologie neurocognitive, la maladie d’Alzheimer est évolutive. Si elle n’en constitue pas la cause directe, elle cause cependant de nombreuses complications de santé qui impactent la qualité de vie et la santé globale de la personne. Cela est particulièrement vrai pour les personnes âgées, dont le système immunitaire est biologiquement affaibli. Par conséquent, la maladie d’Alzheimer va être un facteur de risque supplémentaire et important de contracter d’autres pathologies pouvant être fatales, telles que la pneumonie. Une crise cardiaque, une fausse route, peuvent constituer des causes de décès chez les malades d’Alzheimer. La plus importante des complications mortelles, il faut le noter, est l’infection : elle emporte la majorité des personnes atteintes de cette pathologie. La dénutrition est également un problème récurrent dû à cette maladie, qui va encore augmenter les risques de mortalité. Les patients peuvent parfois refuser de s’alimenter ou de boire : cet arrêt alimentaire de provoque pas le décès et est un effet normal de la maladie d’Alzheimer ; il va cependant fragiliser davantage la personne âgée. L’alimentation artificielle va cependant combler les besoins nutritionnels du patient ; pour son confort, il est fréquent que l’on hydrate la bouche régulièrement avec un peu d’eau gélifiée.

 

Les soins palliatifs permettent ainsi d’accompagner le malade à un stade avancé d’Alzheimer, et de soigner les douleurs pour remédier à l’inconfort que cause cette pathologie. 


Maisons Laffitte et Boulogne, le 25 Mars 2022


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