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Quelles sont les causes de Parkinson ? 

La maladie de Parkinson est une maladie que l’on connait malheureusement bien par l’apparition de tremblements incontrôlés.

 

Il s’agit d’une pathologie qui touche le cerveau et qui est dégénérative. Les neurones, ou plus spécifiquement certains neurones particuliers dans le cerveau, sont atteints par Parkinson.

 

Les neurones à dopamine sont les victimes de la maladie de Parkinson ; cette dernière a pour conséquence des troubles graves et inéluctables. Ce type de neurone, aussi appelé neurone dopaminergique se trouve dans le système nerveux central, qui est responsable des mouvements du corps, ce qui explique les tremblements emblématiques de la pathologie.

 

La recherche scientifique poursuit ses études sur Parkinson, afin de trouver des traitements adaptés à l’ensemble des symptômes ainsi que des moyens d’endiguer la progression.

 

Pour l’heure, les seuls traitements dont nous disposons sont des moyens d’agir sur les problèmes moteurs causés par la maladie de Parkinson.

 

La recherche porte également sur les causes pour pouvoir avancer dans la prévention de la maladie. En effet, il n’est actuellement pas possible de prévoir et de prévenir la survenance de la maladie de Parkinson. Une meilleure compréhension de la pathologie aurait pour objectif de donner un traitement, même s’il n’est pas curatif, au plus tôt aux patients atteints.

 

Il s’agit d’une maladie fréquente puisqu’elle se classe seconde parmi les maladies neuro-dégénérative en France. La première est la maladie d’Alzheimer.

 

La maladie de Parkinson est extrêmement peu courante avant la quarantaine.

 

Elle touche et handicape ainsi majoritairement les personnes âgées, qui sont déjà fragilisées par une perte de force, de vitalité et d’autonomie.

 

A partir de 65 ans, les sujets sont donc davantage soumis au risque de développer cette pathologie.

 

Le vieillissement croissant de la population accroit encore plus le nombre de personnes frappées par cette maladie chaque année. Parkinson est aujourd’hui un enjeu de société avec 1 personne âgée sur 100 qui est concernée en France.

 

Fort heureusement, même si la maladie touche de plus en plus de personnes chaque année, la science et la recherche progressent toujours plus afin d’endiguer l’évolution de cette affection et peut-être, espérons-le, éradiquer totalement cette dégénération neuronale.

 

Zoom sur les connaissances médicales actuelles de la maladie de Parkinson


Quelles sont les causes de Parkinson ?


Que savons-nous de la maladie de Parkinson ? 

En quelques mots, il faut retenir les points suivants concernant la maladie de Parkinson :

-         L'âge est un facteur de risque : la maladie de Parkinson se déclare généralement vers l'âge de 60 ans. Mais jusqu'à 10 % des personnes atteintes ont une maladie de Parkinson précoce, qui se manifeste avant l'âge de 50 ans et est souvent héréditaire. La maladie de Parkinson touche également environ 50 % plus d'hommes que de femmes.

 

-         D'un point de vue médical précis, la maladie de Parkinson se manifeste par la dégénérescence graduelle des neurones du système nerveux. Cette disparition des cellules se trouve accompagnée d'un dérèglement au niveau des réseaux de neurones présents dans différentes zones du cerveau comme le striatum, le thalamus, le noyau subthalamique...  Comme nous l’avons expliqué plus haut, ces neurones produisent de la dopamine qui est un neurotransmetteur utilisé dans la gestion et la régulation des mouvements. Lorsque certains de ces neurones sont détruits, le tremblement caractéristique de la maladie de Parkinson apparaît.

 

-         La dégénérescence des neurones dopaminergiques est également associée à la présence de corps de Lewy dans le cerveau : ceux-ci correspondent à des amas anormaux formés par une protéine, naturellement présente chez les sujets sains, mais dans les clusters pathogènes, elle se trouve sous une forme " malade ", anormale. Récemment, il a été démontré chez l'animal que l'α-synucléine "malade" porte l'information nécessaire et suffisante pour induire la maladie. Il s'agit d'une maladie sporadique dont les causes exactes ne sont pas encore connues, mais il reste à noter que l'âge à un rôle principal à joueur dans le déclenchement de cette maladie.

 

-         La théorie actuelle est que le déclin du nombre de neurones dopaminergiques semble lié à un historique génétique et environnemental, et les sources de ces dégénérescences sont de toute évidence multiples. Il peut s'agir d'une accumulation de radicaux libres, de déficits énergétiques ou métaboliques, ou de processus inflammatoires. Ces différentes possibilités sont actuellement étudiées.

 

-         Il existerait aussi une faiblesse génétique à la maladie de Parkinson existe mais semble relativement rare. Jusqu'à présent, 21 variantes génétiques associées à la maladie ont été identifiées en étudiant les génomes d'un large éventail de patients. Toutefois, aucune de ces variantes n'est suffisamment forte pour prédire la maladie au niveau individuel. Tout cela laisse à penser que la maladie de Parkinson n'est donc pas considérée comme une maladie héréditaire.

 

-         Quant aux facteurs de risque environnementaux, le rôle de l'exposition aux pesticides est bien connu. Les recherches ont montré un risque accru de maladie de Parkinson chez les agriculteurs exposés à des pesticides contenant des composés organochlorés. La maladie de Parkinson est inscrite parmi les maladies professionnelles des agriculteurs.

 

-         Le tabac et le café auraient démontré des effets bénéfiques contre la maladie de Parkinson, en raison de leur caractère stimulant

 

-         Les symptômes apparaissent progressivement. Souvent, les symptômes de la maladie de Parkinson se manifestent d'abord d'un côté du corps, puis des deux côtés. Les symptômes comprennent : des tremblements des jambes, des mains, des bras, de la mâchoire et du visage, une sensation de raideurs des muscles, mais aussi un ralentissement des mouvements, un manque d'équilibre et de coordination... Lorsque les symptômes s'aggravent, la maladie de Parkinson peut rendre difficile la marche, la parole ou l'accomplissement de tâches simples. Les personnes atteintes de la maladie peuvent également souffrir de dépression, de troubles du sommeil, de constipation et de difficultés à mâcher ou à avaler.

 

-         Elle peut affecter tous les muscles du corps, y compris la colonne vertébrale. Elle provoque une posture penchée en avant, ainsi que des tremblements au repos, affectant particulièrement les muscles.

 

-         Il n'existe pas de test de laboratoire pour la maladie de Parkinson. Cela signifie qu'elle peut être difficile à diagnostiquer. Une scintigraphie du transporteur de dopamine (DAT) peut déterminer si les niveaux de dopamine dans le cerveau sont faibles ou normaux. Des niveaux bas correspondent à un trouble parkinsonien.

 

-         Bien qu'il n'y ait pas de remède, un traitement peut aider à maîtriser les symptômes. Il est courant de prendre divers médicaments pour gérer les symptômes, notamment ceux qui augmentent les taux de dopamine dans le cerveau.


Les divers stades d’évolution de la maladie de Parkinson

Selon le degré de gravité de la maladie, l’on considère que le patient peut se trouver à l’un des cinq stades suivants.

 

-         Le premier stade est constitué de l’apparition des premiers signes de la maladie. Ces symptômes sont d’abord unilatéraux (ils ne touchent qu’un côté) et ne gênent généralement pas la vie quotidienne,

-         Le deuxième stade est identifié lorsque les signes unilatéraux suscitent une gêne chez le patient,

-         Au troisième stade, les signes deviennent bilatéraux, mais le patient demeure autonome,

-         Au stade quatre, le handicap devient sévère. Le patient peut toujours se déplacer mais connait une forte perte d’autonomie,

-         Au stade cinq, qui est le dernier stade, la perte d’autonomie est totale et le patient ne peut plus se mouvoir.


Quels sont les premiers symptômes de la maladie de Parkinson ? 

Pour l’heure, aucune méthode n’a été réellement identifié comme certaine pour poser un diagnostic sûr avant la survenance des grands signes de la maladie. Il est difficile d’identifier les premiers signes et malheureusement, lorsque les stigmates les plus importants apparaissent, il est souvent trop tard pour ralentir la progression de la maladie.

 

Les symptômes typiques passent souvent inaperçus au départ, d’où l’importance que la personne soit bien entourée pour que ses proches attirent son attention sur des états inquiétants.

 

En premier lieu, la lenteur de mouvement est un symptôme aux prémices de la maladie qui est bien connu.

 

De la même manière, les tremblements et les difficultés à saisir un objet doivent mettre la puce à l’oreille.

 

La rigidité musculaire est un autre symptôme caractéristique de la maladie de Parkinson.


Ces signaux sont souvent discrets, mais leur multiplicité doit inciter à consulter ; en outre, d’autres indices peuvent participer au diagnostic. 


La dépression

Environ un quart des personnes malades de Parkinson sont atteints de dépression. Les médecins la décrivent comme une dépression inaugurale : cela signifie qu’elle précède toute connaissance de la maladie. Le fait de connaitre son sort n’est donc pas la cause de la dépression ici (pour ce type d’état, on parlera alors de dépression consécutive, ou encore “secondaire”). 


Une très grande fatigue et la difficulté de concentration 

Hormis la dépression constatée, qui peut être attribuée à bien d’autres pathologies, les signes avant-coureurs de la maladie les plus récurrents sont souvent les plus ardus à remarquer ; il s’agit d’une certaine fatigabilité et de troubles de la concentration, ou d’une difficulté accrue à réaliser des tâches banales et quotidiennes.


Comment lutter contre Parkinson ? 

Pour pouvoir lutter efficacement contre une maladie dégénérative telle que Parkinson, encore faut-il bien la connaitre. Or à l’heure actuelle, les causes de la maladie de Parkinson restent encore et toujours un mystère pour la science.

 

De nombreuses hypothèses existent, avec de fortes suspicions sur les facteurs environnementaux et sur l’hérédité. Certaines hypothèses ont en revanche été écartées par la recherche scientifique ces dernières années, c’est le cas des causes auto-immunes et des causes infectieuses.

 

Concernant les facteurs héréditaires, des formes rares de la maladie de Parkinson, transmises par les parents à leurs enfants, ont été observées, mais il s’agit de cas marginaux qui ne concernent que quelques familles.

 

Les facteurs environnementaux, en revanche, seraient une piste plus plausible. L’exposition importante et prolongée, durant des années voire des décennies, à des produits chimiques de type pesticides ou à certains solvants, par exemple dans le secteur agricole, a prouvé qu’elle pouvait déclencher la maladie de Parkinson sur le long terme. Toutefois, ce facteur ne constitue pas la seule origine de la maladie.

 

L’hypothèse la plus favorisée actuellement, dans la majorité des cas, est une combinaison de facteurs d’origines diverses et de prédispositions génétiques.

 

Il s’agit maintenant pour la recherche scientifique de se tourner vers de nouvelles pistes afin de réaliser les traitements de demain.


Le point sur la recherche autour de la maladie de Parkinson 

La recherche sur la maladie de Parkinson a permis d’envisager les pistes suivantes dans le cadre du traitement de cette pathologie :

 

-         Le développement de vaccins, utilisant une protéine (appelée alpha-synucléine), dont il a été prouvé qu’elle jouait un rôle dans le ralentissement de la maladie d Parkinson.

-         L'utilisation de la lumière infrarouge dans le cerveau, sur des zones très précises,

-         L'identification de “biomarqueurs” (qui est un moyen révolutionnaire en médecine d’identifier les maladies et de comprendre leur développement),

-         L’administration de substances permettant de ralentir le développement de la maladie dans le cerveau : c’est le cas des métaux lourds comme le fer,

-         L'utilisation de la thérapie génique, c’est à dire l’introduction de gènes à vocation thérapeutiques pour cibler les lacunes observées. La dopamine pourrait par exemple utilisée dans le cadre de ce traitement contre la maladie de Parkinson,

-         La transplantation de cellules souches, afin de régénérer les neurones,

-         L'utilisation de nicotine à haute dose qui semble avoir des effets bénéfiques sur la maladie de Parkinson,

-         La radiochirurgie.

 

Comme pour de nombreuses autres maladies, une bonne hygiène de vie et un exercice physique régulier ont également démontré des effets positifs sur la maladie de Parkinson et sur la diminution des complications liées à la maladie. Dans le cadre de la maladie de Parkinson, il a été observé que l’exercice physique favorise la production de facteurs neurotrophiques, qui sont des protéines indispensables au bon fonctionnement du cerveau, contribuant ainsi à une meilleure résistance des neurones à la maladie. 


Maisons Laffitte et Boulogne, le 17 Mars 2022


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